Reconversion professionnel CAP pâtissier – Part 1

Article écrit en 2013

Ces derniers temps, je reçois par mail des questions sur ma reconversion professionnelle.
J’ai donc décidé d’expliquer sans rien oublier (enfin, je vais essayer !) mon parcours du petit combattant !

Avant toute chose, obtenir son CAP pâtissier en centre de formation et en candidat libre est complètement différent. Ici, je ne parlerai que de la formation même si je sais comment cela se passe en candidat libre, je laisse à d’autres le soin de te l’expliquer !

Commençons mon aventure, il y’a 5 ans, en 2008 à la création de mon premier blog culinaire.
Celui-là, je l’ai mis sur mon petit écran parce que je commençais à être passionnée de photographie culinaire et j’avais envie de progresser dans ce domaine.
Cette même année, je devenais assistante maternelle, je n’étais pas encore séparée, mes derniers étaient trop petits pour que je fasse un autre boulot, je bossais depuis des années dans le milieu enfantin et je ne me voyais pas faire autre chose, j’adorais les enfants que je gardais, c’était une vraie passion.

Mes petits chouchous partaient les uns après les autres et plus ils partaient, plus je décidais de me reconvertir vers la pâtisserie sans oser passer le cap.
Les parents étaient au courant de mon envie de projet futur, ils m’encourageaient énormément, leur cadeau et leur contribution financière, encore aujourd’hui, s’ils me lisent, je leur dis MERCI du fond du coeur d’avoir cru en moi, de m’avoir fait confiance pour garder leurs petits bouts et su me comprendre.

Et puis, en septembre 2011, j’ai eu un autre contrat qui s’est malheureusement terminé en décembre.
Dans ma tête, c’était maintenant qu’il fallait que tout bouge, que je bouge, que mes démarches aboutissent depuis le temps que j’y pensais et ça s’est passé comme cela :

  • Novembre 2011, j’allais au pôle-emploi pour me renseigner sur la formation adulte.
    Je suis tombée sur une personne très compétente à l’accueil qui m’a sorti toutes les infos dont j’avais besoin et qui m’a proposé de faire une EMT (évaluation en milieu de travail) que je n’ai pas faite mais qui peut-être très intéressante pour se familiariser avec le métier de pâtissier et ainsi être sûr de son choix.
  • Janvier 2012, me retrouvant au chômage et ne souhaitant, définitivement, plus exercer le métier d’assistante maternelle, j’appelais le GRETA qui m’envoyait alors toute une documentation et les dates des réunions d’informations.
  • Mars 2012, première réunion d’information assez intense et assez démoralisante pour certain(e)s pendant que moi, je me demandais ce que je foutais là avec juste l’idée de me barrer avant de faire une très, très grosse connerie !
  • Avril 2012, entretien individuel avec la responsable de la formation, qui a bien duré 1h, si ce n’est plus ! Faut savoir être motivée dans la vie même si je n’en menais pas large.
  • Mai 2012, je suis passée faire un tour au CNIDFF (centre national d’information sur les droits des femmes et de la famille) pour demander une prescription car, vois-tu, depuis mon inscription au pôle-emploi en septembre 2010, je n’ai jamais vu de conseillers, je n’ai jamais reçu de convocations, c’était démerdes-toi Simone !
    J’ai envoyé des courriers au pôle-emploi parce qu’il me fallait ce fameux sésame pour que je puisse être financée par la région, parce qu’il y’avait une date limite concernant cette demande et parce que mince, je n’avais pas fait tout ça pour rien !
    Et jamais je n’ai eu de contact avec qui que ce soi, jamais, on ne m’a donné un rdv pour récupéré la prescription, 8 acceptions de financement région en pâtisserie et je me demande même si la boulangerie, n’est pas compris dedans.
  • Juin 2012, acceptée, j’étais financée par la région, la vie allait changer !
  • Juillet 2012, la chance du débutant, j’étais acceptée en stage dans la pâtisserie que je souhaitais.
  • Octobre 2012, je commençais la formation.

C’est long, très long, surtout l’attente en fait mais je ne regrette rien.
Aujourd’hui, j’adore me lever à 4h du mat mais ça j’en parlerai plus tard !

En ce qui concerne la formation en elle même, elle se passe au sein d’un lycée, il faut donc accepter les règles de l’établissement.
C’est un vrai niveau CAP, on y apprend du vrai BASIC donc si tu as envie de plus ou si tu te crois au dessus de tous, tu risques de te faire chier et d’avoir envie de prendre tes jambes à ton cou.
Tu peux aussi, tomber sur un groupe cool comme très con.
Tu peux à des moments être naze, avoir envie de tout plaquer mais non, tu t’accrocheras parce que tu auras pris la place d’un(e) autre qui aurait aimé faire cette formation.
Et puis, bon, ça ne dure que 8 mois d’octobre à mai.

En ce qui me concerne, j’étais 2 jours en cours et 3 jours en entreprise par semaine.
Un examen pratique en janvier (choux et tartes) et le reste en mai, écrit : oral et pratique (entremets et viennoiserie).

Pour les financements, c’est très variable, cela peut passer d’une aide partielle ou totale de pôle-emploi, de la région ou autre, d’un fongécif, d’un financement personnel qui peut quand même amener à passer le CAP en candidat libre, donc, bien se renseigner autour de soi avec le pôle-emploi, avec le CNIDFF, son assistante sociale, son employeur, le GRETA et j’en passe.

Pour la rémunération, elle se fera en fonction de ton financement. En ce qui me concerne, j’ai touché l’ARE jusqu’en décembre et j’ai été redirigé vers une rémunération de la région, j’ai monté un dossier, pour ma part 650 euros par mois.
C’est financièrement très dur et très juste de vivre avec si peu d’argent donc, il faut savoir vraiment où l’on met les pieds !
Surtout qu’après, pour moi, c’était le RSA sans savoir vraiment si j’allais trouver du travail derrière. Sans expérience dans ce milieu, ce n’est pas vraiment la vie en rose.

Voilà, je pense avoir fait le tour ! Bon app !

……….

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